«Ah! C’est terrible… Si tu savais ! La nuit même, je vois le 5, le 7… le3… et presque tout l’argent que je gagne, même les allocations familiales passent dans le “tiercé” !»

Le pauvre homme expliquait, les larmes aux yeux, la passion dévorante qui asservissait sa vie et la vie de sa famille.  

Il était devenu un adepte hyper passionné du «tiercé» et ne vivait plus que dans «le monde» particulier des courses et des chevaux.


Quand les passions deviennent dominatrices

Quelles que soient les passions, quand elles deviennent dominatrices, elles brisent les existences et causent des drames.

La Bible dit: «On est esclave de ce qui a triomphé de soi.»

Que de chaînes en ce bas monde!

La plupart penseront d’abord à l’alcool, si présent en notre pays… et dont la promotion séductrice est en permanence assurée… Publicité, modes de vie, rencontres, fêtes… L’alcool est paré d’habits de convivialité mais tue jeunes et vieux, et de tous les milieux…

Le tabac, lui aussi, crée une redoutable addiction qui ne nuit pas seulement à celui qui s’y adonne mais empoisonne également ceux qui vivent dans la proximité du fumeur.

Étonnamment le tabac est dans notre société plus décrié que l’alcool…

Les lobbys de l’alcool et leurs relais multiples sont-ils plus influents ?

Les diverses drogues sont bien évidemment à citer, bien que d’aucuns usent d’arguments spécieux et parfois fort intéressés, pour suggérer que les drogues «douces» ne sont pas nocives et qu’il conviendrait de les dépénaliser !!

Drogues dites douces ou dures, elles rendent prisonniers ceux qui s’y laissent prendre et… les drogues «douces» font glisser leurs utilisateurs vers celles nommées «dures» !


«Une seule question»

Une seule question, véritable test pour celui qui voudrait se tromper lui-même, et prouver à d’autres «qu’il maîtrise la situation» et peut, quand il le veut, arrêter…:

Tabac, alcool, cannabis ou autre, peut-il réellement s’arrêter dès aujourd’hui et définitivement?

Combien, hélas, avouent alors qu’ils ont essayé… mais après avoir lutté, ont repris leur asservissante habitude.

Que ces dérives addictives aient été volontaires, délibérément choisies ou se soient imposées par imitation ou pour «se prouver à soi-même que l’on est “un homme” ou une fille “libérée”… le résultat est le même et les terribles conséquences également.

Alcool, tabac, drogues… il existe beaucoup d’autres chaînes, parfois plus cachées, qui emprisonnent des être humains.

Il en est «d’anciennes», aussi vieilles que les civilisations,

il en est de nouvelles qui s’y sont ajoutées…


«En milieu chrétien aussi…»

Le dégradant désir d’impureté et d’impudicité n’est certes pas nouveau! Mais l’avènement de la photographie, des films… l’ont exacerbé et partout répandu.

La pornographie est devenue pour beaucoup, qu’ils en soient conscients ou non, un piège avilissant et les milieux chrétiens sont aussi atteints!

Ce penchant salit, non seulement le cœur et tout l’être de celui qui s’y livre, mais altère sa vision de l’existence, ses relations avec les autres.

Son influence et ses conséquences vont bien au-delà de ce qui n’y paraissait au premier abord, et beaucoup plus redoutables…

Cette addiction concerne l’être profond !

La Bible le révèle clairement !

Quel immense danger courent «les chrétiens» qui sombrent dans ce grave péché !

S’en affranchir est très, très difficile.

Cependant, comme pour toutes les drogues, toutes les chaînes, la délivrance est possible :

En premier lieu en acceptant d’ouvrir les yeux sur son état véritable.

Deuxièmement en se repentant profondément devant Dieu et en prenant la décision irrévocable et définitive de « couper » avec ce péché.

Troisièmement en demandant le secours de Dieu en Jésus-Christ, et s’il le faut, en sollicitant l’aide d’authentiques serviteurs de Dieu et leur prière énergique.

Puis en veillant… traçant des frontières nettes à ne jamais franchir.

Cela peut concerner divers domaines de la vie quotidienne, mais aussi des lieux, des « loisirs », des habitudes, des fréquentations, certaines compagnies, etc.

Alors la libération deviendra une merveilleuse et joyeuse réalité.


L’étrange addiction de  J. D. Rockefeller

Je voudrais, avant de conclure, citer encore une addiction, moins évidente, moins nocive en apparence, mais qui hypothèque bien des vies.

Dans son remarquable livre «Maladie ou santé… à votre choix!», le Dr Mac Millen écrit : 

«Jeune homme, John D. Rockefeller était aussi costaud et vigoureux qu’un garçon de ferme. Quand il entra dans les affaires, il travailla plus dur qu’un esclave sous le fouet de son chef de corvée. A trente-trois ans, il avait acquis son premier million de dollars. Consacrant chaque minute de ses longues journées à son travail, il était, à quarante-trois ans, à la tête de la plus grande entreprise du monde. A cinquante-trois ans, il était l’homme le plus riche du monde et le premier milliardaire.

Il avait tout sacrifié à cette réussite, son bonheur aussi bien que sa santé.»

«…Un jour il confessa qu’il voudrait être aimé, mais il ne réalisait pas que les gens aiment seulement ceux de qui émane l’affection. Manquant de considération pour autrui, dans son ardeur à faire de plus gros bénéfices, il avait souvent écrasé le faible dans la boue».

«…Alors que John D. Rockefeller n’avait que cinquante-trois ans, Ida Tarbell écrivit à son sujet: «Sa figure était affreusement vieille, la plus vieille que j’aie jamais vue.»

«…Il était généralement admis qu’il ne vivrait pas une année de plus, et les journalistes tenaient sa nécrologie prête dans leurs classeurs.

Alors John D. Rockefeller commença à méditer durant ses longues nuits d’insomnie. Et une nuit il fit cette saisissante découverte: il ne pourrait pas prendre avec lui ne serait-ce que la moindre pièce de sa fortune, en passant dans l’autre monde!»

«…Pour la première fois de sa vie, il reconnut que l’argent n’est pas quelque chose qu’on accumule, mais quelque chose qui doit être partagé pour le bénéfice d’autrui. Le lendemain matin, sans perdre de temps, il transforma son argent en bienfaits pour les autres. Il commença à soutenir des causes qui en étaient dignes. Il établit la Fondation Rockefeller, dans laquelle sa fortune pouvait être canalisée vers des domaines qui en avaient besoin. Il faudrait un livre pour décrire tous les bienfaits…»

«…A l’âge de cinquante-trois ans, il paraissait ne devoir jamais fêter un autre anniversaire, mais il se mit à mettre en pratique l’une des lois éternelles de Dieu et en récolta les bienfaits promis: «…donnez et il vous sera donné. On versera dans votre sein une bonne mesure, serrée, secouée et qui déborde» (Luc 6: 38). Il éprouva la valeur de cette promesse, car il ne vécut pas seulement son cinquante-quatrième puis son cinquante-cinquième anniversaire, mais il expérimenta «la bonne mesure qui déborde»… il vécut jusqu’à quatre-vingt-dix-huit ans.»


«Je ne me laisserai asservir par rien»

Quelle étonnante aventure! Et quelle leçon pour tous…

Cet homme était lié par l’argent, l’orgueil, le désir impérieux de posséder, de dominer, de paraître…

Il s’était également enfermé dans sa vision égoïste et vaniteuse de l’existence… Son activisme était devenu une véritable drogue…

N’en est-il pas ainsi, peu ou prou pour ceux qui sont menés par des passions, des objectifs… qui aliènent leur cœur et leurs ans ?

St Paul déclarait fermement : «…Je ne me laisserai asservir par quoi que ce soit» !

Oui! Quel que soit le lien, la Bible a encore raison: «On est esclave de ce qui a triomphé de soi».

Mais la Bible dit aussi, en parlant de la délivrance et de la vie nouvelle que Jésus-Christ peut donner à qui crie à lui de tout son cœur :

«Si le Fils (de Dieu) vous affranchit, vous serez réellement libres». 

 


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